Un homme achète un pain, un homme est mort de faim.  




Un ami fidèle

Création à Spa, le 8 août 1997, par le Nouveau Théâtre de Belgique, avec Christian Labeau dans une mise en scène de Serge Demoulin, coproduction Festival de Spa
Prix de l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, 1999
2001 nouvelle mise en scène au Centre Dramatique Hennuyer

Synopsis
Après avoir tout perdu dans un accident, un poète chauffeur de taxi refait sa vie en se glissant dans la peau d'un chien. Chien d'aveugle, chien flic, chien acteur, chien errant ...
Maître dans l'art du monologue, l'auteur nous promène entre délire et philosophie, entre réalité et fiction... mais toujours en laisse, c'est plus prudent !

Extrait
Victor Ils sont comment, les yeux des enfants ?
Moi Ils pétillent, Victor. Ils brillent.
Victor Super nul ! Tu parles comme les descriptions dans les livres. Il n'y a que le soleil qui brille. Retiens bien ça. Et le champagne qui pétille. Les yeux des enfants, ils chantent. Tu n'entends pas comme ils chantent? Tu es sourd ou quoi? Ne me dis pas que je suis tombé sur un chien sourd! Ecoute: ils chantent la musique de la mer, la musique du poisson-chat, la musique du sculpteur, la musique des coccinelles qui s'accouplent, la musique de l'arbre qui mue... Et ils courent. Tu ne vois pas comme ils courent, les yeux des enfants? Ils vont trop vite pour que tu les voies? Tu es aveugle aussi? Ils courent comme une antilope aux Jeux Olympiques. Et qu'est-ce qu'ils disent? Ils parlent, non? Un enfant qui ne parle pas, c'est un adulte. Tu ne les entends pas parler?

Presse
« L'univers de Dopagne n'est jamais innocent. La candeur des personnages fait office de leurre pour attirer l'adhésion de notre part d'enfance, permettant à l'auteur de jouer ensuite sur la cruauté ironique que celle-ci renferme, pour nous faire mieux partager les blessures qu'ont infligées à sa sensibilité les drames contemporains » Philippe Tirard, La Libre Belgique

« A travers une écriture poétique, surréaliste ou encore absurde, Jean-Pierre Dopagne y prouve qu'il peut prétendre à la succession des auteurs qui ont fait la spécificité et la renommée du théâtre belge. » Marie-Françoise Gihousse, Le Jour-Le Courrier