le public qui tousse... ça, au théâtre, c'est un signe. Un signe d'ennui.  




Prof !

Création à Paris, le 14 octobre 2002, par le Théâtre de la Gaîté Montparnasse, avec Jean Piat dans une mise en scène de Jean-Claude Idée, suivi d'une tournée en France, en Belgique, à Monaco et en Suisse

2003 Istanbul, création de la traduction en turc d'Ali Poyrazoglu au Théâtre Oskar Senemoglu
2004 Tel Aviv, création de la traduction en hébreu d'Alex Peleg au Théâtre National Habimah
2004 Varsovie, création de la traduction en polonais de Boguslawa Frostzega au Bajka Théâtre
2005 Norvège, création de la traduction en norvégien de Knut Walle au Udhavn Teater de Sandermosen
2005 Sofia, création de la traduction en bulgare de S. Roussinova-Zdravokova au Théâtre National
2006 Norvège, création de la traduction en lapon de Knut Walle

Traductions
Anglais: Jenny Wicks (UK), Ronald Guttman (USA), Arthur Milner (Ca) ; Bulgare: Evi Méla, S. Roussinova-Zdravokova ; Espagnol: (castillan) Fernando Gomez Grande ; Hébreu: Alex Peleg ; Italien: Antonella Questa ; Lapon: Knut Walle ; Norvégien: Knut Walle ; Polonais: Boguslawa Frosztega ; Roumain: Carmen Mocanu, Anca Rotescu, Petruta Spanu ; Turc : Oskar Senemoglu

Synopsis
Prof ! C'est le plus beau métier du monde. Comme la terre, il fait germer. Cet idéaliste, brisé par la violence du milieu scolaire, a commis l'irréparable. Tel un héros moderne qui refuse de se résigner, il aspire à redonner une âme à l'Ecole.
Profitant du remodelage de L'enseigneur afin d'y ajouter une dimension politique, l'auteur secoue nos souvenirs scolaires pour nous faire peur et pleurer, pour nous faire rire et réfléchir.

Extrait
Cette année-là, dès le premier jour, en entrant, j'ai su. J'ai su que je n'irais pas jusqu'au bout. J'ai su, cette année-là - comme si enfin j'avais compris mon erreur de parcours, qu'un jour je tournerais la page de ma vie de prof, comme on tourne la dernière page d'un cahier de brouillon.
Il y a des signes qui ne trompent jamais. Les hirondelles qui volent bas, les chats qui se passent la patte sur l'oreille, les chiens qui aboient à la lune... Ou le public qui tousse... ça, au théâtre, c'est un signe. Un signe d'ennui.

Presse
« On entre de plain-pied dans le problème soulevé par le système éducatif contemporain. Lycéens ignorants contre professeurs désespérés ou l'arbitrage d'une hiérarchie qui ne veut pas de vagues. » Marion Thébaud, Le Figaro

« Le texte du belge Jean-Pierre Dopagne est saisissant de justesse. Oscillant sans cesse entre fermeté et tendresse, cynisme et humour, il rend palpable le drame intime de cet homme, incapable de se résigner, devenu criminel par amour du métier. » Marie-Claire Roy, National Hebdo