Ne meurs pas. Emballe-moi d’éternité.  





Rue des Dames

À Namur, le 30 avril 2008, par la Cie La Passante dans le cadre du Festival Namur en Mai, avec Lile Cargueray, Valérie Surdey, Laure Bronkart, Amandine Carlier et Anne-Catherine Regniers dans une conception et mise en scène de Marcabrune Villa.

Synopsis
Rue des Dames, petit fantasme textuel inédit...
Dans une sombre rue étroite, cinq dames, dissimulées chacune sous un long parapluie noir, s’offrent une à une dans un aparté surprenant et audacieux.

Sous l’espace clos du parapluie, les yeux dans les yeux, la comédienne choisit les mots qui sondent les émotions, les souvenirs, les peurs et les fantasmes de son seul et unique « client ».

Les textes abordent l'amour, la mort, la solitude, la reconnaissance, la joie, la honte, l'envie… mais aussi la sueur, le tremblement, la respiration, les pleurs…

L’alcôve mobile crée une bulle d’intimité où la dame emmène, avec délicatesse et pudeur, le spectateur troublé vers un ultime plaisir théâtral.

Extrait

  Je voudrais être une oreillette.
  Tu sais, l’oreillette qu’on se met dans l’oreille pour écouter de la musique.
  - Comme s’il était honteux d’écouter de la musique.
  Je serais ta musique.
  Je te pénétrerais par l’oreille.
  Je me coulerais en toi.
  Je ne te parlerais pas. Seulement de la musique.