Le veil homme rangé
Création à Anvers, le 14 janvier 1999, par le RaamTeater de Een opgeruimde ouwe heer, traduction néerlandaise de Willem Tillemans, avec Katrien De Becker et Roger Van Kerpel dans une mise en scène de Julienne De Bruyn.Création à Spa, le 4 août 1999, par l'Atelier Théâtre Jean Vilar, avec René Hainaux et Fanny Delbrice dans une mise en scène de Michel Wright, coproduction Festival de Spa.
Reprise à l'Atelier Théâtre Jean Vilar à Louvain La Neuve, suivi d'une tournée en Belgique
| 2002 | Paris, accueil au Théâtre de l'Oeuvre |
Traductions
Néerlandais : Walter Tillemans
Italien : Antonella Questa
Synopsis
Une jeune femme trie les livres, les vêtements et les objets de son père, disparu depuis un an. Soudain, celui-ci réapparaît comme si de rien n'était.
Dans ce duel verbal entre un père et sa fille, et malgré une tension omniprésente, le fossé entre leurs aspirations et leurs regrets se remplit peu à peu grâce à ces mots justes et précis dont l'auteur a le secret.
Impossible de rester indifférent devant ce rendez-vous entre l'histoire et le présent, devant ce face à face de générations où le besoin d'amour et de transmission reste cruellement d'actualité.
Extrait
| Henri | En écrivant des romans, je crée des enfants. |
| Jeanne | Je comprends... |
| Henri | Pas encore. |
| Jeanne | Quand je serai vieille ? |
| Henri | Quand tu te rappelleras le bonhomme de neige que tu n'as pas fait avec tes enfants. (Un temps) Quand tu partais à l'école, le matin... Tu te souviens ? Quand tu partais, je te disais : TRAVAILLE BIEN. Jamais je n'ai dit : JE T'AIME. Il y a des choses qui vont tellement de soi qu'on oublie qu'il faut les redire tous les jours... |
| Jeanne | C'est plus facile de les écrire ? |
Presse
« Nul effet, ici, mais la mécanique impeccable d'un verbe théâtral éprouvé jusqu'à la dernière virgule » Philippe Tirard, La Libre Belgique
« Jean-Pierre Dopagne, l'auteur de « L'enseigneur », nous donne ici sa meilleure pièce à ce jour ; il a su s'accorder des silences pleins et dire beaucoup avec moins de mots. » Sophie Creuz, L'Echo
« Tout sonne juste dans un dialogue percutant, non dénué d'un humour cynique et grinçant » Luc Brunclair, Le Jour-Le Courrier